BEYOND THE STREETS sur papier : 9 questions à CRASH

À l’approche de la sortie de notre prochaine estampe avec le pionnier du graffiti CRASH, nous revenons sur une interview classique de la série 9 Questions de BEYOND THE STREETS on PAPER. Limitée à seulement 50 exemplaires, Clockin' est basée sur une peinture de 2018. Cette estampe en 10 couleurs, au format 24" x 24", est sérigraphiée sur du papier Coventry Rag 290 g/m² aux bords frangés. Elle est signée et numérotée par l’artiste.
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Publié à l’origine en 2021 :
L’une des grandes légendes du graffiti, John « CRASH » Matos, n’est pas étranger à l’évolution de cette forme d’art, passée des pâtés de maisons à un mouvement international. C’est ce qui a rendu sa participation à BEYOND THE STREETS on PAPER si essentielle. En revenant sur les 18 derniers mois et en recherchant un médium essentiel qui reflétait la pratique de l’artiste durant cette période, les nouvelles œuvres sur papier de CRASH nous ont fait l’effet d’un grand bol d’air frais. Une icône qui réinvente sa propre iconographie.
L’année passée a-t-elle eu un impact ou une influence sur votre travail ? De quelle manière ?
Je pense que tout le monde a été influencé d’une manière ou d’une autre. L’isolement peut être une bénédiction ou une malédiction. Pour ma part, il m’a permis de chercher au plus profond de moi et d’utiliser différents médiums. J’ai aimé ça et j’aime toujours ça,
Comment l’atmosphère de vos œuvres les plus récentes a-t-elle changé ou évolué par rapport aux travaux que nous avons vus auparavant ?
Je pense que l’atmosphère est toujours la même. Je suis devenu un peu plus expérimental, mais c’est mon côté curieux.
Planche de skate collage CRASH. Disponible dès maintenant en ligne.
Quel médium, selon vous, a défini votre travail en tant qu’artiste ?
Le médium que j’ai toujours privilégié est la peinture en aérosol, avec laquelle j’ai continué à jouer pour ces œuvres sur papier. Je dessine tout le temps, mais cela faisait un moment que je ne m’étais pas vraiment plongé dans la peinture sur papier.
À quoi ressemble le travail sur papier pour vous ?
Le papier me permet d’être plus flexible et de le manipuler bien plus facilement que la toile ou le métal. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont moins faciles à travailler, simplement qu’ils sont différents.
On a l’impression qu’au cours de l’année passée, les artistes du monde entier sont littéralement retournés à leur « table à dessin ». Comment avez-vous vécu cette expérience, en tant qu’artiste ou individu ?
Lorsqu’un artiste est bloqué, sa réaction immédiate est de revenir en arrière et de regarder ce qu’il a fait, comme pour valider le chemin parcouru. C’est notre insécurité, mais ce n’est pas grave… nous revenons en arrière et faisons des recherches afin de pouvoir aller de l’avant.
Que signifie l’urgence pour vous ?
Pour moi, l’urgence signifie qu’il faut terminer le travail, sinon il ne le sera jamais. Maintenant ou jamais…
Votre rapport au temps a-t-il changé en ce qui concerne la création ?
J’ai toujours respecté le temps, mais maintenant l’urgence joue un petit rôle, alors je suis davantage conscient de la facilité avec laquelle il peut s’échapper.
Quels nouveaux passe-temps ou quelles compétences avez-vous développés au cours de l’année passée et continuez-vous à pratiquer ?
Aucune nouvelle compétence n’a été acquise ou développée pendant notre période d’arrêt.
Y a-t-il des playlists ou des podcasts que vous écoutiez en réalisant vos œuvres sur papier ?La musique est essentielle quand je travaille. Je me suis également davantage plongé dans le jazz et je me suis replongé dans la soul de Philadelphie des années 70.
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Clockin', en édition limitée à 50 exemplaires, sera disponible le jeudi 8 février à 9 h PST dans notre boutique en ligne.
